…Comme le temps passe vite, Juliette est devenue moche. La laideur avait trouvé son image. Boursouflée par les excès de la vie, les soirs de fêtes, les insomnies dues au stress de la vie quotidienne.
Elle avait perdu le sourire, le sens de l’humour. Le visage plombé par les rides, les muscles relâchés, comme des vieux outils oubliés d’être travaillés.
Faisant tomber cette façade molle, anéantissant toute interprétation des sentiments.
Les paupières lourdes avaient préparé leurs valises.
Les joues pendantes rejoignaient son double menton et celui-ci se rapprochait peu à peu de ses seins, qui tombaient sur ses genoux.
Oui elle était vraiment moche.
Mais pas à cause de son physique mais parce qu’elle ne souriait pas...