L’intrus
Mercredi quinze Février, tout est calme Frédéric se prépare. Il est chanteur d’opéra, mais aussi auteur, compositeur. Aujourd’hui, il donne un concert. Une immense salle est mise à sa disposition, on y installe un piano Il doit s’échauffer la voix, pour cela il répète ses gammes à l’aide de son piano. Avant d’interpréter ses morceaux, il doit absolument s’échauffer la voix. Ce soir, pour lui, c’est une première. Il chante ses propres œuvres. Il commence par déchiffrer en découpant les paroles par syllabes, ensuite, par demi-phrases. . Le pianiste se met en place afin de répéter lui aussi avant le concert final. Au bout de quatre de vocalises, Frédéric se sent prêt. Le pianiste se met en place afin de répéter lui aussi avant le concert final.
Vingt heures trente sonne au clocher de l’église, le public entre dans la salle. Les inscriptions pour le concert et la distribution des billets vont bon train. Une demi-heure plus tard, la salle est comble, le concert commence.
Soudain, celui-ci est interrompu par des bruits gênants.
En effet, c’est monsieur Gérard le cuisinier qui arrive. Il installe sa batterie de cuisine. Il doit préparer le repas pour les convives du concert, ainsi que le public. Tout ce petit monde, représente trois cent personnes.
Gérard déroule sa table au milieu de la salle. Il sort ensuite tout son matériel de cuisine (faitouts, casseroles, réchauds, assiettes, plats, verres couverts. )
Enfin bref, tout le matériel de convenance est sorti. Ensuite, il ne doit pas perdre de temps. Ce qu’il a prévu pour le repas demande un grand temps de cuisson.
Pris dans l’action, le voilà qui s’agite nerveusement sans même prêter attention à Frédéric qui répétait tranquillement dans son coin.
Les marmites vont dans tous les sens. Il ouvre les tiroirs à couverts sans prendre aucunes précautions. Pris dans l’action, Gérard ignore totalement Frédéric et son piano. Il n’a qu’une obsession, réussir le repas. Il s’agite encore et toujours.
Gérard est tellement stressé à l’idée de louper quelque chose, que tout à coup, il veut vraiment s’assurer qu’il n’a oublié aucun ingrédient. Il décide alors de gouter sa préparation.
Il a bien fait…. C’est tout simplement une horreur !
Il a inversé les ingrédients.
Perturbé par le son du piano de Frédéric, Gérard a ajouté trop de piment de cayenne à sa préparation..
Pris d’enthousiasme, il s’en donne à cœur joie. Celle-ci résonne dans toute la pièce. Mais malheureusement pour lui et coup de chance pour Frédéric, Gérard déteste la batterie.
A peine une heure après, celui-ci craque…. Gérard replie sa batterie de cuisine. Frédéric caché derrière son piano, rit à en perdre haleine.
Sans rien dire, il observe la scène. Gérard, tout penaud quitte les lieux. En rage, il grommèle entre ses dents.
Je pars peut-être, mais je ne m’avoue pas vaincu…..
En attendant, Frédéric lui est très content. Le calme est enfin de retour, il va enfin pouvoir répéter tranquillement.
Il commence à jouer une jolie sonate de Bééthoven. Soudain, pris dans l’action, Frédéric met la pédale. Pensant qu’il était seul, il y va gaiement. Malheureusement pour lui, on frappe à la porte.
Un mauvais coucheur qui faisait la sieste, vient d’être réveillé. De plus, celui-ci n’aime pas le piano.
- Non ! Il remet ça avec son piano…Pas moyen de se reposer tranquille.
Désolé de gêner encore une énième fois, Frédéric finit par Plier baggages.
Nouvelle écrite par Sophie rabussier
Tous droits réservés
2013