
Pensée macabre au bord de l'eau
Sous un ciel ensoleillé, je marchais le long de la rivière,
L’eau coulait paisiblement, on l’entendait chanter.
Elle contournait branches et cailloux dispersés le long du lit.
Seulement, cette journée qui se présageait belle,
Une ombre funeste venait tacher ce magnifique tableau.
Deux corps dénudés, les membres ensanglantés,
Vidés de toute âme, gisaient sur la terre.
Tandis que les arbres contemplaient cet odieux spectacle,
Les corbeaux, volatiles des ténèbres s’octroyaient
De leur chair violentées par la haine.
Cette haine venait à mon tour nourrir mon âme,
Est-ce l’injustice ? Ou un sentiment alimenté par la violence ?
Peut-être les deux à la fois.
Haïr ses semblables appartient au quotidien.
Et cet odieux tableau n’est qu’un prétexte de haine.
Cette image horrible au semblant de guerre.
Nous rappelle que la vie est faite d’hypocrisie,
Alors que la nature aimante et généreuse,
Devenue la proie de cette espèce infâme,
Auquel appartient la race humaine.
Un jour cette rivière quittera son lit, afin de s’étendre.
De ces arbres naîtront des forêts denses.
A faire disparaître maisons et villages.
Oui, la nature se vengera de cette créature.
Elle résistera aux intempéries, mais l’homme ne survivra
pAS
Sous un ciel ensoleillé, je marchais au bord de l’eau,
La rivière me berçait, mon esprit divaguait.
Cette ombre, c’était moi, elle me suivait pas à pas.
Le vent s’infiltrait dans les branches des arbres,
Et le chant de ce rossignol qui me guidait dans ce sous bois,
Me parlaient et me lançaient un cri de détresse.
Toi poète, vous amis de la nature, Écouter la, dessiner la.
Toi le jardinier de la paix, observe la.
Et sentez ses vibrations venir à vous.
Sinon bourrasques, aridités, submersions,
Vous démontrons leurs pires colères.
10-02-09
écrit par Christian Rabussier
Un homme fragile
édition Panier d'orties