LA FUGUE
Une nuit d’été, au ciel étoilé,
Une chaleur écrasante, me pèse sur les bronches
Aucun vent, aucune bise ne souffle sur ma vie.
J’étouffe.
Mon cœur bat de plus en plus fort.
Je cherche un peu d’air.
Je sors.
L’angoisse me poursuit,
Alors, je cours,
Les yeux larmoyants, le cœur battant.
Je cours, je m’enfuie.
Fuir cette peur qui s’acharne sur mon corps.
Fuir cette solitude qui s’éprend de mon âme.
Je cours,
Mon cœur bat si fort qu’il veut sortir de ce corps.
Dont mon âme n’a plus sa place.
Je cours, encore et encore.
Mais mon corps essoufflé, s’arrête brusquement.
La chaleur de la nuit essuie mes larmes.
Ai-je peur de la mort, ou de la vie ?
Je regarde soudain le ciel, une étoile filante passe,
Comme un clin d’œil à l’espoir.
01-02-09
écrit par Christian Rabussier
Un homme Fragile
2010