LE POÈTE
Il posa sa plume, d’un geste fantomatique,
Il commença à écrire ce qu’on lui dictait.
Un fantôme ou un être venu d’ailleurs,
Était derrière lui.
Il lui maintenait sa plume,
Il éclairait son bras,
Afin d’exécuter ce geste
Fantasmagorique.
Il n’était plus lui-même,
Il avait prêté son corps
A une âme inconnue.
Il était ailleurs.
Il jouait avec les mots,
En les faisant chanter, danser.
Il reflétait la vie, la nature.
Il était vrai.
Il absorbait toutes les émotions,
Et comme une éponge,
Trop pleine d’eau,
Il l’essora afin qu’il n’en reste point.
Mais au lieu de pleurer,
Il jeta sur la feuille blanche,
Tout ses mots,
Qui se suivent les uns derrière les autres
Où ils venaient mystérieusement
S’installer habilement,
Et l’aidaient
Afin de réaliser cette œuvre.
3-04-09
écrit par Christian Rabussier
Tous droits réservés
2010