Cet article est un extrait d'un journal régional gratuit "Mamie Pétille", il est distribué dans les quatre départements.
Pour voir ce journal en entier cliquer ici "Mamie pétille"
IIl existe dans un petit village
nivernais, à Oisy, une association,
loi de 1901, portant le nom charmant
du Panier d’Orties. Depuis
2005, année de sa création, son
but est simple : occuper une place
dans le monde de l’édition régionale
en accueillant des écrivains
locaux souhaitant s’auto-éditer.
Son président, Richard Adam,
très impliqué depuis plusieurs
années dans la vie associative de la
région de Clamecy et des Vaux
d’Yonne, s’implique énormément.
Il met toute son énergie au
service d’auteurs talentueux mais
hélas encore trop méconnus : “Le
monde de l’édition est bien évidemment
complexe. A notre
niveau, les auteurs régionaux ne
sont pas encore bien représentés
par les institutionnels alors que
beaucoup d’ouvrages mériteraient
d’être publiés. Au lieu de cela, ils
tombent dans l’oubli ! Nous ne
pouvons pas bien sûr dénicher et
accueillir tous les talents, mais
nous essayons d’en soutenir quelques-
uns”, souligne-t-il.
Autoédition coopérative :
une solution pour être publié ?
On l’aura compris, ce qui motive
avant tout le Panier d’Orties, c’est
la qualité littéraire des auteurs,
leurs talents romanesques, la véracité
de leurs expériences de vie et
de leurs témoignages et non pas la
course au profit ! “Nous ne regardons
pas au sein de notre comité
de lecture ce qu’un ouvrage va
pouvoir rapporter, mais ce qu’il va
apporter aux lecteurs. Parfois un
livre bien écrit et intéressant n’est
pas rentable. Qu’importe !” sourit
Richard Adam. L’association, qui
doit cependant fonctionner propose
une autoédition coopérative.
Et cette solution semble assez intéressante
aux yeux des intéressés.
Pierre Fromageot, l’un des auteurs
fétiches du Panier d’Orties souligne
l’intérêt d’une telle association:
“Outre le fait que nous
avons aujourd’hui nouer des liens
amicaux, culturels et littéraires,
cela nous a aussi permis de bénéficier
des expériences de chacun
depuis la présentation de nos
écrits en passant par l’impression
et la diffusion” souligne-t-il.
Diffuser intelligemment
L’autoédition n’a rien de comparable
avec l’édition à compte d’auteur.
N’allez pas affirmer cela
devant Richard Adam sous peine
de le mettre fortement en colère !
“Je pense et j’affirme que l’édition
à compte d’auteur n’est pas la
meilleure solution pour un auteur
surtout s’il ne connaît pas un peu
les pratiques du métier. Comment
voulez-vous qu’il puisse
déjouer les pièges de certains
contrats. C’est parfois une véritable
arnaque !” L’autoédition que
propose le Panier d’Orties repose
sur un principe simple : l’auteur
garde ses droits et règle directement
à l’imprimeur la totalité du
tirage. Côté diffusion, l’association
là-aussi fonctionne avec intelligence
: “ Le Panier d’Orties et
l’auteur se partagent le tirage pour
pouvoir le diffuser au mieux.
Lorsque l’auteur a vendu la moitié
du tirage, il est rentré dans ses frais.
Quant aux membres de l’association,
ils s’engagent à déposer les
restes du tirage dans les maisons
de presse, les librairies” explique-til.
Epauler les auteurs
“Nous avons également voulu
épauler les auteurs”. Le panier
d’Orties s’est donné de véritables
missions littéraires : créer un
comité de lecture indépendant
des éditeurs pour permettre aux
auteurs d’être lus de manière
objective et exhaustive. “Nous
assurons également la relecture, la
maquette, les formalités de dépôt
légal, le choix entre impression
numérique ou offset, la publicité
et la diffusion” souligne le président.
Une fois le manuscrit lu et
approuvé, le comité de lecture
décide en concertation avec l’auteur
du type d’impression et de la
quantité à tirer. Ainsi, grâce à l’édition
de proximité, certains auteurs
ont connu un succès public si
rapide et si étonnant que l’on se
demande, in fine pourquoi on ne
les avait pas publiés avant ! “Je
peux vous raconter l’histoire de
Christian Rabussier et de son
épouse Sophie. Christian est handicapé,
tout comme son épouse.
Ensemble, ils doivent faire face à
bien des difficultés sur tous les
plans. Mais, depuis de nombreuses
années, il travaille dans un
supermarché local. Tous les habitués
le connaissent, car c’est un
homme très sympathique. Parallèlement
à sa vie professionnelle, il
aime écrire des poèmes, plus douloureux
que légers, toujours sincères.
Il en a regroupé quelques-uns.
Nous avons ainsi publié “Un
homme fragile”. Nous avons été
particulièrement sensibles à son
talent. Mais nous n’imaginions
pas un tel engouement de la part
des lecteurs ! Quel succès dans les
séances de dédicaces ! Il a fallu procéder
à des retirages plusieurs fois !
Voyez-vous, c’est ça qui nous
anime !” affirme Richard Adam.
Aujourd’hui, son épouse est également
édité au Panier d’Orties.
Une belle réussite et surtout une
véritable découverte littéraire.
Eclectisme et talents
Le panier d’orties est une association
dont l’essence même repose
sur la volonté d’éditer des auteurs
régionaux. Cependant elle ne se
refuse aucun genre littéraire et
édite aussi bien du théâtre, des
polars, poésie, des romans comme
des documents ou des témoignages.
Pierre Fromageot a eu le privilège
d’être le premier auteur à
voir son ouvrage édité. Aujourd’hui,
“Les Etourneaux du
Nivernais” est l’un des best-sellers
du Panier d’Orties. Un livre où il
revient sur les grands moments de
sa jeunesse et où il conte les charmes
de son enfance campagnarde,
pendant et après la seconde guerre
mondiale en compagnie de ses
camarades. Devant le succès, il
poursuit et sort “Petits Bonheurs”,“
Ca aurait pu être pire” et
“Les désarrois de la maturité”. Son
esprit, vif et pétillant a séduit de
nombreux lecteurs. Parmi les
dizaines de livres édités à ce jour, le
Panier d’Orties peut se féliciter
d’avoir encouragé de nombreux
talents tels que Serge Antoine,
Jean-Pierre Favard, Pierre-Eric
Droin, Jipé Vieren, ou encore
Monique Angerand-Berger, Paul
Cohen, Hervé Colin... Des noms
inconnus et qui depuis gravissent
les échelons dans le monde littéraire
local. Et puis... dans leur catalogue
figure aussi ce que l’on a
coutume d’appeler un “beau
livre” : “La Pie Bavarde” de
Michel Robert préfacé par Allain
Bougrain Dubourg, président de
la Ligue pour la Protection des
Oiseaux. Et il note : “ Au-delà des
émotions partagées, La Pie
Bavarde présente un autre mérite :
elle participe à l'indispensable
prise de conscience en faveur
d'une nature dénaturée. Michel
Ro-bert fait partie des indispensables
Noé. (...) à travers un livre
comme celui-ci, il valorise la
beauté mais aussi la fragilité du
vivant”. Aussi, il y a fort à parier
sur l’avenir du panier d’orties et à
sa capacité à grandir doucement,
mais sûrement, si tant est qu’on
laisse à cette courageuse associations
les moyens de le faire.
Au printemps dernier, à l’occasion de leur assemblée générale, Richard Adam
et quelques-uns des auteurs du Panier d’Orties rassemblés pour l’occasion à
Oisy. Déjà 32 ouvrages paru et un but : que l’auteur rentre dans ses frais.
Plus d’infos •
•Richard Adam • Le Panier d'Orties 2 Rue de la Forge 58500 Oisy
•mail : lepanierdorties-editeur@orange.fr et r.adam.oisy@wanadoo.fr
• blog : http://lepanierdorties.over-blog.com
•Tel. 03 86 24 97 52 • Pour commander des livres et obtenir la liste des points de
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