Le piano pleure
Dix années ont passé, sans que je ne puisse t’oublier
Et pourtant, on m’y a obligé
Pour de maudites partitions que je devais effacer
Devenir amnésique, oublier ma musique
Alors que tout pour moi, y était inscrit
Je le devais, c’était écrit
Mes mains connaissaient le clavier
La gamme entière, sans ne rien oublier
Je jouais d’un air libéré, sans ne rien me soucier.
Des fugues, sonates et concertos
Même si parfois, il était bien trop tôt.
Parfois dans la nuit
J’entends le piano en pleure qui gémit
Il pleure et vide son cœur.
Alors, j’ai envie de lui donner de la douceur
Et faire rayonner toutes les notes du clavier du bonheur.
Ecrit par Sophie rabussier
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2014