Je ramasse les rêves perdus
Les baisers volés, les actes manqués.
Ils sont restés à terre, simples poussières.
Entre ces pavés creusés, par le temps.
Les caniveaux servent de larmoirs.
Sur ce lieu, on s'est aimé, déchiré.
Les murs ont gardé les mots d'amour,
de haine et de mépris.
Ils ont connus la paix, la violence.
Les jours de fêtes, le silence.
Ce bonheur si fragile comme cette fleur.
27-07-11
Christian Rabussier
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