LA VIEILLE DAME
Tremblante comme une feuille,
Elle appelait son Dieu,
Pour l’emmener vers les cieux,
Elle était si lasse,
Fatiguée de se battre.
Elle
Qui avait connu deux guerres.
Elle voulait rejoindre son homme,
Qui l’attend depuis vingt ans.
Elle attendait doucement sa délivrance.
Elle me disait,
« Je suis trop vieille, je ne sert à rien »
« Que Dieu ai mon âme »
Pourtant,
J’étais là à côté d’elle,
Tout en essayant de la retenir,
Elle qui voulait partir sans revenir.
Je lui disais,
« Non ne pars pas j’ai besoin de toi »
« Que ferais-je si tu t’en vas »
Pourtant,
J’étais là, à l’écouter,
Elle me parlait de son passé,
Elle me racontait sa vie.
Mais un nuit, elle est partie,
Son corps inerte sur son lit,
Me sembla serein,
Un léger sourire sur son visage.
Elle attendait la mort.
Comme on attend une amie.
30-05-07
écrit par Christian Rabussier
Tous droits réservés
2010