Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
L'oiseau bleu

On parle de nous : Mamie pétille

9 Octobre 2010, 14:36pm

Publié par christian rabussier

Cet article est un extrait d'un journal régional gratuit "Mamie Pétille", il est distribué dans les quatre départements.

 

Pour voir ce journal en entier cliquer ici "Mamie pétille"

 

IIl existe dans un petit village

nivernais, à Oisy, une association,

loi de 1901, portant le nom charmant

du Panier d’Orties. Depuis

2005, année de sa création, son

but est simple : occuper une place

dans le monde de l’édition régionale

en accueillant des écrivains

locaux souhaitant s’auto-éditer.

Son président, Richard Adam,

très impliqué depuis plusieurs

années dans la vie associative de la

région de Clamecy et des Vaux

d’Yonne, s’implique énormément.

Il met toute son énergie au

service d’auteurs talentueux mais

hélas encore trop méconnus : “Le

monde de l’édition est bien évidemment

complexe. A notre

niveau, les auteurs régionaux ne

sont pas encore bien représentés

par les institutionnels alors que

beaucoup d’ouvrages mériteraient

d’être publiés. Au lieu de cela, ils

tombent dans l’oubli ! Nous ne

pouvons pas bien sûr dénicher et

accueillir tous les talents, mais

nous essayons d’en soutenir quelques-

uns”, souligne-t-il.

Autoédition coopérative :

une solution pour être publié ?

On l’aura compris, ce qui motive

avant tout le Panier d’Orties, c’est

la qualité littéraire des auteurs,

leurs talents romanesques, la véracité

de leurs expériences de vie et

de leurs témoignages et non pas la

course au profit ! “Nous ne regardons

pas au sein de notre comité

de lecture ce qu’un ouvrage va

pouvoir rapporter, mais ce qu’il va

apporter aux lecteurs. Parfois un

livre bien écrit et intéressant n’est

pas rentable. Qu’importe !” sourit

Richard Adam. L’association, qui

doit cependant fonctionner propose

une autoédition coopérative.

Et cette solution semble assez intéressante

aux yeux des intéressés.

Pierre Fromageot, l’un des auteurs

fétiches du Panier d’Orties souligne

l’intérêt d’une telle association:

“Outre le fait que nous

avons aujourd’hui nouer des liens

amicaux, culturels et littéraires,

cela nous a aussi permis de bénéficier

des expériences de chacun

depuis la présentation de nos

écrits en passant par l’impression

et la diffusion” souligne-t-il.

Diffuser intelligemment

L’autoédition n’a rien de comparable

avec l’édition à compte d’auteur.

N’allez pas affirmer cela

devant Richard Adam sous peine

de le mettre fortement en colère !

“Je pense et j’affirme que l’édition

à compte d’auteur n’est pas la

meilleure solution pour un auteur

surtout s’il ne connaît pas un peu

les pratiques du métier. Comment

voulez-vous qu’il puisse

déjouer les pièges de certains

contrats. C’est parfois une véritable

arnaque !” L’autoédition que

propose le Panier d’Orties repose

sur un principe simple : l’auteur

garde ses droits et règle directement

à l’imprimeur la totalité du

tirage. Côté diffusion, l’association

là-aussi fonctionne avec intelligence

: “ Le Panier d’Orties et

l’auteur se partagent le tirage pour

pouvoir le diffuser au mieux.

Lorsque l’auteur a vendu la moitié

du tirage, il est rentré dans ses frais.

Quant aux membres de l’association,

ils s’engagent à déposer les

restes du tirage dans les maisons

de presse, les librairies” explique-til.

Epauler les auteurs

“Nous avons également voulu

épauler les auteurs”. Le panier

d’Orties s’est donné de véritables

missions littéraires : créer un

comité de lecture indépendant

des éditeurs pour permettre aux

auteurs d’être lus de manière

objective et exhaustive. “Nous

assurons également la relecture, la

maquette, les formalités de dépôt

légal, le choix entre impression

numérique ou offset, la publicité

et la diffusion” souligne le président.

Une fois le manuscrit lu et

approuvé, le comité de lecture

décide en concertation avec l’auteur

du type d’impression et de la

quantité à tirer. Ainsi, grâce à l’édition

de proximité, certains auteurs

ont connu un succès public si

rapide et si étonnant que l’on se

demande, in fine pourquoi on ne

les avait pas publiés avant !Je

peux vous raconter l’histoire de

Christian Rabussier et de son

épouse Sophie. Christian est handicapé,

tout comme son épouse.

Ensemble, ils doivent faire face à

bien des difficultés sur tous les

plans. Mais, depuis de nombreuses

années, il travaille dans un

supermarché local. Tous les habitués

le connaissent, car c’est un

homme très sympathique. Parallèlement

à sa vie professionnelle, il

aime écrire des poèmes, plus douloureux

que légers, toujours sincères.

Il en a regroupé quelques-uns.

Nous avons ainsi publié “Un

homme fragile”. Nous avons été

particulièrement sensibles à son

talent. Mais nous n’imaginions

pas un tel engouement de la part

des lecteurs ! Quel succès dans les

séances de dédicaces ! Il a fallu procéder

à des retirages plusieurs fois !

Voyez-vous, c’est ça qui nous

anime !” affirme Richard Adam.

Aujourd’hui, son épouse est également

édité au Panier d’Orties.

Une belle réussite et surtout une

véritable découverte littéraire.

 

Eclectisme et talents

Le panier d’orties est une association

dont l’essence même repose

sur la volonté d’éditer des auteurs

régionaux. Cependant elle ne se

refuse aucun genre littéraire et

édite aussi bien du théâtre, des

polars, poésie, des romans comme

des documents ou des témoignages.

Pierre Fromageot a eu le privilège

d’être le premier auteur à

voir son ouvrage édité. Aujourd’hui,

“Les Etourneaux du

Nivernais” est l’un des best-sellers

du Panier d’Orties. Un livre où il

revient sur les grands moments de

sa jeunesse et où il conte les charmes

de son enfance campagnarde,

pendant et après la seconde guerre

mondiale en compagnie de ses

camarades. Devant le succès, il

poursuit et sort “Petits Bonheurs”,“

Ca aurait pu être pire” et

“Les désarrois de la maturité”. Son

esprit, vif et pétillant a séduit de

nombreux lecteurs. Parmi les

dizaines de livres édités à ce jour, le

Panier d’Orties peut se féliciter

d’avoir encouragé de nombreux

talents tels que Serge Antoine,

Jean-Pierre Favard, Pierre-Eric

Droin, Jipé Vieren, ou encore

Monique Angerand-Berger, Paul

Cohen, Hervé Colin... Des noms

inconnus et qui depuis gravissent

les échelons dans le monde littéraire

local. Et puis... dans leur catalogue

figure aussi ce que l’on a

coutume d’appeler un “beau

livre” : “La Pie Bavarde” de

Michel Robert préfacé par Allain

Bougrain Dubourg, président de

la Ligue pour la Protection des

Oiseaux. Et il note : “ Au-delà des

émotions partagées, La Pie

Bavarde présente un autre mérite :

elle participe à l'indispensable

prise de conscience en faveur

d'une nature dénaturée. Michel

Ro-bert fait partie des indispensables

Noé. (...) à travers un livre

comme celui-ci, il valorise la

beauté mais aussi la fragilité du

vivant”. Aussi, il y a fort à parier

sur l’avenir du panier d’orties et à

sa capacité à grandir doucement,

mais sûrement, si tant est qu’on

laisse à cette courageuse associations

les moyens de le faire.

Au printemps dernier, à l’occasion de leur assemblée générale, Richard Adam

et quelques-uns des auteurs du Panier d’Orties rassemblés pour l’occasion à

Oisy. Déjà 32 ouvrages paru et un but : que l’auteur rentre dans ses frais.

Plus d’infos •

•Richard Adam • Le Panier d'Orties 2 Rue de la Forge 58500 Oisy

•mail : lepanierdorties-editeur@orange.fr et r.adam.oisy@wanadoo.fr

• blog : http://lepanierdorties.over-blog.com

•Tel. 03 86 24 97 52 • Pour commander des livres et obtenir la liste des points de

ventes contactez-les !

Commenter cet article